Carla, Michelle, Rania, Laetizia, Bienvenu dans la République du look, un monde où le G20 n’a plus rien à envier au festival de Cannes, un monde où le très sérieux NYT arbitre la fashion battle entre Laetitia et Carla, un monde où Dior, Chanel et Jason Wu se battent pour attirer les bonnes grâces de ces femmes d’influence.
Les first lady, en Une des magazines féminins et icônes de mode ? Qui l’eut cru… 10 ans après la veste militaire Dior de Bernadette Chirac qui avait failli décoiffer le brushing d’Anna Wintour, on feuillete sur papiers glacé les images du bibi Dior de Carla, la robe parme Felipe Varela de Laetizia ou la montre Toy Watch de Michelle…
Photographiées sous toutes les coutures, leur dressing s’affichent dans Elle, Match & Vogue… Une image sur papier glacée chic et glamour. Et si le rôle diplomatique des first lady n’est plus à démontrer dans le dispositif d’un président, leur rôle économique est devenu une réalité. Isabelle Toledano et Jason Wu pour Michelle Obama, Dior ou Hermès pour Carla, à chacune ses créateurs chouchous et ses marques fêtiches. Pas étonnant alors que les plus grandes marques fassent les yeux doux à ces ambassadrices de charme !
Parmi les marques à avoir profité de cette formidable publicité, Toy Watch,
Toy Watch, cette montre ne vous dit peut-être rien et pourtant, la marque quasi connue il y a seulement 2 ans, a multiplié ses points de vente et son chiffre d’affaires. Et tout cela, grâce à qui ? grâce à Michelle Obama qui la portait au poignet lors de la campagne électorale de son futur président de mari.
Il aura suffi d’une photo et d’une montre en plastique violette pour que la montre Toy Watch devienne le it accessoire de l’été des fashionistas. Plus fun que le Lady Dior de Diana, plus branché que le style militaire de Bernadette, plus modeste que la Rolex en or, Toy Watch a aussitôt été adoptée par les nostalgiques de la swatch des 80′s pour son côté décalé et fun.
Créée en 2005, la marque italienne est devenue une référence mondiale. Des publications dans Vogue, Elle… et l’ouverture de points de vente (rien qu’à Paris au très select Bon Marché qui accueille aussi Alexander Wang et Jason Wu, deux protégés de la first lady US, mais aussi au concept store Colette et Fleux). Une vraie success story dans un marché hautement concurrentiel.
First lady et porte-manteau, l’équation semble simple et le jackpot garanti… pas si simple ! Isabelle Toledano, créatrice ayant pourtant le soutien officiel de Michelle O a été contrainte au dépôt de bilan.
Et en France ? Carla, Rachida et Rama n’ont rien à envier côté style à Michelle et Laetizia. Si Rachida Dati a grincé des dents après l’affaire de la bague photoshopée en une du Figaro, chez Chaumet, on se frotte les mains. Le lendemain, plusieurs clientes sont devenues demander la bague lien de Rachida Dati ( prix de vente 4300 euros), explique une vendeuse de la place Vendôme. Chez Dior, on se félicite d’avoir une cliente du chic de Carla Sarkozy. Ambassadrice de la politique de la France sur la scène internationale, Carla S est aussi la plus belle ambassadrice du luxe à la française. On y revient : derrière les images sur papier glacé, une affaire en or !
Et si derrière chaque grand homme, il y a une femme, en matière de mode, on peut ajouter que derrière une fashionista, il y a une styliste ! Ces fashion gourous, on les connaît peu et pourtant les créateurs leur font les yeux doux. Peu connus du grand public, elles font et défont les carrières au panthéon de la branchitude : Joanna Fath pou Carla Sarkozy, Ikram Goldman pour Michelle Obama.
Un claquement de talon aiguille et elles intronisent un créateur au panthéon de la mode ou le rejettent au purgatoire de la ringardise
Pour deviner quelles seront les it de l’hiver prochain, vous pouvez refermer Vogue, c’est au G7 que ça se passe !


